Point de vue expert
De l’expérimentation à l’impact : réussir l’industrialisation de l’IACyril CORRE, Directeur de la transformation et de la gouvernance technologique chez SIGMA
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Cyril CORRE est Directeur de la transformation et de la gouvernance technologique chez SIGMA qu’il a rejoint en Juin 2023. Auparavant, Cyril a piloté depuis plus de 15 ans plusieurs directions technologiques dans des contextes de transformations profondes. Au cours des dernières années, il a notamment occupé des postes de CTO dans le transport et dans des grands groupes de Retail.
Un autre cause d’échec des projets IA, c’est le manque de gestion de la Data. On le sait : sans Data Client, l’IA produit des résultats génériques qui manquent de valeur ajoutée. C’est pourquoi les projets de transformation que nous lançons embarquent nécessairement un pilier Data important qui vise à identifier, préparer et gouverner la donnée nécessaire à la contextualisation des IA.
Et pour finir, l’arrêt prématuré des projets IA est souvent lié au manque de mesure de la valeur ajoutée. Même si c’est parfois compliqué à mesurer, il nous semble important de se donner des objectifs avec des KPI mesurables. C’est pourquoi 99% des projets d’IA générative que nous lançons ont des finalités de productivité, qu’il convient de mesurer pour s’assurer que les gains sont au rendez-vous.
Concernant l’IA souveraine nous soutenons 3 piliers de développement sur la chaîne de valeur :
Bien sûr, nous utilisons plusieurs technologies étrangères (principalement américaines) sur le hardware et le software, comme l’inévitable VMware. Néanmoins, nous avons engagé des travaux pour diminuer notre dépendance envers ces technologies. Il nous faut trouver en permanence un équilibre entre l’accès à une technologie performante et la souveraineté de notre chaîne de valeur.
Et pour finir, tous nos services ont été imaginés, conçus, construits et sont exploités en France. Malgré les sirènes de l’off-shoring, nous avons réussi à maintenir le cap d’un service 100% français avec un équilibre économique satisfaisant pour nos clients.
Preuve en est qu’après moins d’un an d’existence, notre offre a été classée dans les visionnaires par le cabinet Exageis sur le BluePrint Cloud de Confiance 2025 : Exægis classe Sigma comme visionnaire du cloud de confiance.
Sur la cybersécurité, nous avons posé 3 bonnes pratiques à embarquer dans chaque projet de transformation IA :
Concrètement nous travaillons sur 3 axes :
Les expertises Sigma étant vastes, notre plan de développement sur 2026 l’est donc également. Les 3 axes majeurs de compétences technologiques resteront :
Cyril, on lit souvent qu’une grande partie des projets IA lancés dans les entreprises ne passent pas à l’échelle. Que propose SIGMA pour éviter cet écueil ?
C’est effectivement une préoccupation que l’on retrouve souvent chez nos clients et prospects. En nous appuyant sur l’expérience acquise au fil de projets IA, nous avons construit une approche de transformation globale autour de l’IA. En embarquant tout autant les changements des modes de fonctionnement, les enjeux technologiques, mais je dirais surtout les changements humains, nous évitons l’arrêt prématuré de projets conçus dans la hâte. Que ce soit sur la montée en compétence de vos utilisateurs, le chamboulement de leur quotidien ou la prise en compte des résistances personnelles, il faut embarquer l’ensemble des composantes du changement humain si l’on veut véritablement réussir l’adoption, puis le déploiement des technologies IA au cœur de nos organisations.Un autre cause d’échec des projets IA, c’est le manque de gestion de la Data. On le sait : sans Data Client, l’IA produit des résultats génériques qui manquent de valeur ajoutée. C’est pourquoi les projets de transformation que nous lançons embarquent nécessairement un pilier Data important qui vise à identifier, préparer et gouverner la donnée nécessaire à la contextualisation des IA.
Et pour finir, l’arrêt prématuré des projets IA est souvent lié au manque de mesure de la valeur ajoutée. Même si c’est parfois compliqué à mesurer, il nous semble important de se donner des objectifs avec des KPI mesurables. C’est pourquoi 99% des projets d’IA générative que nous lançons ont des finalités de productivité, qu’il convient de mesurer pour s’assurer que les gains sont au rendez-vous.
Solutions d’IA : Souveraineté ou Confiance ? Quelle est la différence ?
En tant qu’acteur engagé dans son tissu local depuis plus de 50 ans, Sigma s’est construit autour de cette notion de souveraineté avant même qu’elle ne devienne une certification. D’ailleurs, nous lui préférons la notion d’acteur de confiance qui embarque, en plus de la souveraineté, la construction d’une relation client/fournisseur durable et transparente.Concernant l’IA souveraine nous soutenons 3 piliers de développement sur la chaîne de valeur :
- Un hébergement de confiance qui permet de garantir la sécurisation des données et de leur traitement.
- Un service de confiance produit et exploité par des ressources françaises sur le territoire.
- Un usage raisonné qui prend en compte les impacts de cette technologie tout aussi bien que ces gains.
Vous êtes un acteur d’hébergement souverain, sur quels piliers technologiques avez-vous conçu cette offre ?
Concrètement, nous avons développé un partenariat avec ETIX Everywhere, société Française dee la région Lilloise et son écosystème de Datacenters sur le territoire Français qui adresse deux enjeux majeurs : la Souveraineté et l’Efficience Energétique. Deux piliers qui font partie de nos objectifs d’entreprise à Mission.Bien sûr, nous utilisons plusieurs technologies étrangères (principalement américaines) sur le hardware et le software, comme l’inévitable VMware. Néanmoins, nous avons engagé des travaux pour diminuer notre dépendance envers ces technologies. Il nous faut trouver en permanence un équilibre entre l’accès à une technologie performante et la souveraineté de notre chaîne de valeur.
Et pour finir, tous nos services ont été imaginés, conçus, construits et sont exploités en France. Malgré les sirènes de l’off-shoring, nous avons réussi à maintenir le cap d’un service 100% français avec un équilibre économique satisfaisant pour nos clients.
Preuve en est qu’après moins d’un an d’existence, notre offre a été classée dans les visionnaires par le cabinet Exageis sur le BluePrint Cloud de Confiance 2025 : Exægis classe Sigma comme visionnaire du cloud de confiance.
En matière de cybersécurité, quelles sont les bonnes pratiques indispensables à mettre en œuvre en 2026 ?
En complément de nos offres d’hébergement souverain, de Services Managés 24/7 et de services d’accompagnement IA, nous proposons aussi un SOC et un EDR parmi les meilleurs du marché. Cette polyvalence nous permet d’adresser à 360° les enjeux de sécurité autour de l’IA.Sur la cybersécurité, nous avons posé 3 bonnes pratiques à embarquer dans chaque projet de transformation IA :
- Sécuriser le poste collaborateur. On le sait, l’utilisateur final de ces agents représente la surface d’attaque la plus importante. C’est en découvrant l’usage du Shadow IA ou en déployant des agents ou des chats non sécurisés “by design” que vous vous exposez aux menaces et au risque de compromission.
- Sécuriser la Data. Vos données ainsi que les technologies qui les supportent sont des cibles de choix pour les cyberattaquants. C’est pourquoi il faut embarquer le meilleur niveau de sécurisation possible. En intégrant des mécanismes appelés Data Loss Prevention, vous pouvez tagger vos données par nature et criticité, et en superviser l’usage via des politiques de sécurité.
- Gouverner la Data. Nous avons constaté des projets d’IA mettent, souvent sans le vouloir, des données sensibles voire confidentielles à disposition de l’ensemble des collaborateurs, ceci au travers d’agents ou de chats mal calibrés. Mettre en place une gouvernance de l’IA, idéalement intégrée à une gouvernance de la Data si elle existe au sein de votre entreprise, est une pratique indispensable pour maîtriser les usages et renforcer la sécurité du SI.
Comment accompagnez-vous les clients dans leur démarche « numérique responsable » ?
Sigma est devenu Entreprise à Mission en 2023 en faisant de la maitrise de l’impact du numérique son cheval de bataille. C’est un sujet qui nous tient à cœur et sur lequel nous avons une approche à la fois humble et itérative. Chaque projet client nous fait grandir.Concrètement nous travaillons sur 3 axes :
- En amont, en appliquant dès les phases de conception le principe des 3U : Utile / Utilisable / Utilisé. Ces principes nous amènent régulièrement à requestionner l’intérêt d’un besoin et in fine la valeur ajoutée pour l’entreprise. Pour accompagner nos collaborateurs, nous avons mis en place des cursus Numérique Responsable qui passent de la sensibilisation de toutes les équipes à la formation plus spécifique métier (management de projet, développement…).
- En phase projet, en appliquant une partie du référentiel GR491 dans nos pratiques de gestion de projet. Nous avons fait le choix d’intégrer une centaine de critères obligatoires sur TOUS nos projets et d’échanger avec nos clients pour rajouter des critères lorsque cela est pertinent. Conformément à la réglementation en vigueur, nous appliquons également les critères d’accessibilité numérique (RGAA)
- En phase aval, en s’appuyant sur des services d’hébergements éco-conçus mais aussi en mesurant les consommations des applications/agents/chats de nos clients.
- En animation continue, nous avons mis en place une communauté de référents Conception Responsable qui anime et pilote cette démarche au cœur des activités.
Sur quelles expertises techniques SIGMA investira-t-elle en 2026 ?
Les expertises Sigma étant vastes, notre plan de développement sur 2026 l’est donc également. Les 3 axes majeurs de compétences technologiques resteront :
- L’IA : En 2026 nous nous appliquerons la même transformation que nous développons chez nos clients. Au sein de toutes nos activités, nous accompagnerons la montée en compétence de l’ensemble de nos collaborateurs, métiers ou techniques, à l’usage de l’IA.
- La souveraineté et la confiance : nous poursuivrons notre effort pour réduire notre dépendance aux acteurs extra-européens, ce qui va nécessiter d’explorer et d’investir sur de nouvelles expertises.
- Le Numérique Responsable : Nous sommes encore au début de notre trajectoire d’entreprise à mission. En 2026 nous allons poursuivre notre test and learn, et le développement des compétences et méthodes afin de réduire les empreintes énergétiques et environnementales des projets que nous accompagnons.